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Les bras m’en tombent !



On a vite fait d’imaginer la main d’un père brutal prête à s’abattre à juste titre sur la tête d’un gamin désobéissant… Il est vrai que ce type de comportement est souvent attribué à Dieu dans le Premier Testament. Cela renvoie à la conception d’une divinité certes très impliquée avec les humains et soucieuse de leur devenir ; de ce fait, elle ne pouvait supporter de leur part ni indiscipline ni infraction susceptibles de les mener au désastre. Par ailleurs, le prophétisme témoigne d’un Dieu qui prend parti pour les petits, les pauvres, tous ceux qui sont victimes d’injustices et d’exploitation ; un Dieu qui ne peut supporter que le mal puisse écraser cette humanité. Un Dieu engagé, passionné d’humanité ! « Ce que tu as fait à l’un de ces petits qui sont les miens, c’est à moi que tu l’as fait… » (Mt 25, 40)

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Cela, jusqu’à ce que ce Dieu se laisse lui-même crucifier par solidarité avec tous les crucifiés ! Alors, quand la Belle Dame parle du bras de son Fils, ce Fils, elle le porte crucifié sur son cœur, les bras cloués par nos refus ; il ne peut donc pas nous taper dessus ! Les bras ainsi cloués sont en position de prière puisqu’ils ne peuvent plus rien faire d’autre, jusqu’à ce que nous les libérions par notre conversion : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font… » (Lc 23, 34) Ainsi il pourra agir, et nous avec lui. Car Dieu se refuse à agir sans nous, sans notre désir, sans notre foi, sans notre implication : « ce que tu fais pour moi, sans moi, tu le fais contre moi… » Dieu ne veut rien faire contre nous !

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Les bras lui en tombent… c’est ce que nous disons aussi de nous-mêmes aussi quand devant une situation ingérable ou devant l’inertie ou les refus, nous ne savons plus que faire pour qu’aboutisse un projet, ou pour que la conjoncture évolue… Le bras de Dieu n’est pas menaçant ; c’est nous, personnellement et collectivement, qui sommes notre propre menace ! Dieu qui nous a créés à son image et ressemblance a tout remis entre nos mains : à nous, donc, d’agir !

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Bernard Gaidioz ms

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Bras levés

Quand Moïse tenait la main levée, Israël était le plus fort. Quand il la laissait retomber, Amalec était le plus fort. Mais les bras de Moïse s’alourdissaient ; on prit une pierre, on la plaça derrière lui, et il s’assit dessus. Aaron et Hour lui soutenaient les bras, l’un d’un côté, l’autre de l’autre. Ainsi, les mains de Moïse restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil. Et Josué triompha des Amalécites au fil de l’épée. (Ex 17, 11-13)

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