Ma vie de prêtre



Témoignage sur ma vie de prêtre.

Père de la Salette, j’ai été ordonné prêtre le 17 Décembre 1967. 1968 fut mon année de formation, période de grands bouleversements, période que j’ai vécu passionnément. J’étais un soixante-huitard (comme on dit). En 1969, je m’embauche comme éboueur, à plein temps à la Communauté urbaine de Lyon, tout en gardant mon poste de vicaire à la paroisse de Saint Joseph de Tassin la Demi Lune.

Je travaillais 6 jours sur 7 à la Courly. Donc je cumulais 2 emplois pratiquement à plein temps. N’ayant que les congés payés, je me devais de passer mes vacances dans ma famille où j’allais travailler à la pension de famille que mes parents ont fondée. Pourquoi ? Parce que beaucoup de mes amis éboueurs et autres ne partaient pas en vacances, et un certain nombre d’entre eux ont profité de cette pension de famille pour un prix défiant toute concurrence.

Mes relations avec les Pères de la Salette étaient réduites au minimum durant ces 26 ans d’éboueurs. Mais tous les jours, je priais la Vierge de la Salette, et elle a veillé sur moi. Et petit à petit, avec mon ami MP, j’aimais aller aux rencontres de fin d’année des Pères de la Salette.

Un jour, DC, provincial, m’a demandé de consacrer un peu de temps au sanctuaire de la Salette comme chapelain, et peu de temps après il décédait. Cette promesse devenait pour moi comme une de ses dernières volontés. C’est ainsi que je renouais avec les racines de mon engagement chez les Pères de la Salette.

Depuis octobre 2007, j’ai rejoint une communauté de Pères de la Salette à Grenoble, rue Chanrion, succédant à PK comme responsable du relais Notre Dame Réconciliatrice de la paroisse N.D.de l’Espérance. Je réapprends et redécouvre la vie communautaire, qui ne va pas de soi, mais très riche puisqu’internationale. Ce que j’apprécie entre autre, c’est la prière communautaire le matin et l’Eucharistie quotidienne, car j’ai besoin d’un cadre.

Ma vie de prêtre est profondément marquée par ma vie d’éboueur, avec une sensibilité aux plus petits d’entre nous. Mais d’une façon générale, je dirais que dans toutes nos rencontres, ceux qui croisent nos pas ont besoin de se sentir accueilli, respectés et aimés tels qu’ils sont, alors on peut risquer une parole, et c’est là-dessus que j’en termine.

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