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Lettre du P. Denaz à Mgr Ginoulhiac du 4 août 1855



Lettre du P. Denaz à Mgr Ginoulhiac du 4 août 1855.

Monseigneur,

Arrivé au dernier jour de notre neuvaine, et prévoyant que les occupations de demain pourraient m’ôter le loisir de vous rendre compte de son résultat, pour ce qui me touche, je viens déposer mon vœu aux pieds de votre grandeur. La vie religieuse avec ses trois vœux, temporaires d’abord, mais avec l’intention et l’espoir de les rendre perpétuels après ce laps de temps, intention et tendance formulées dans les constitutions comme condition d’admission aux vœux temporaires, tel est mon choix et tel est mon vœu.

Les motifs qui m’y déterminent sont que :

1) Je suis persuadé que NDS veut une congrégation qui soit en rapport avec l’importance et l’extension de l’œuvre dont elle-même est venue jeter les fondements sur la montagne de la Salette le 19 septembre 1846. Et, par conséquent, elle veut une congrégation qui ait en elle-même des conditions de vie et de durée ; qui puisse s’étendre au-delà des limites du diocèse qui en est le berceau et le centre ; qui puisse avoir en tout lieu des succursales, aussi bien que le sanctuaire principal est reproduit partout par des chapelles locales érigées sous le même vocable et en mémoire de la même Apparition.

2) La congrégation de NDS ne peut offrir ces conditions de durée et d’extension sans le fondement des vœux d’obéissance, de pauvreté, etc.

3) Le but de la divine messagère doit être d’opposer aux mœurs de la société un remède spécifique. Or, si je ne me trompe, les maux qui rongent la société sont la cupidité, la sensualité, l’impatience de toute domination. Les Missionnaires de NDS doivent donc y opposer le détachement volontaire, la vie mortifiée et pénitente, vertus qui ne peuvent subsister sans les trois vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance.

Tels sont, Monseigneur, les motifs qui ont déterminé mon choix. Les moyens de subsistance de cette congrégation se trouveront dans l’œuvre elle-même. Votre Grandeur peut de son chef engager ces ressources pour la durée des vœux temporaires, et à l’expiration de ces vœux, le Souverain Pontife, qui recevra les vœux perpétuels, sanctionnera la concession perpétuelle des revenus du Pèlerinage et de l’œuvre. L’Evêché peut conserver la nue propriété des immeubles. Les Religieuses de NDS auront un seul et même intérêt avec le Corps des Missionnaires.. La cohabitation et l’harmonie ne sauraient subsister à d’autres conditions.

Daigne votre Grandeur agréer cette expression simple et sincère de son désir et de ses vues, qu’ose lui faire, Monseigneur, le moindre et le plus inutile, mais l’un des plus reconnaissants et des plus soumis de ses enfants in Christo et Maria.

Père Denaz, presbyter

Le 4 août 1855

(Archives de l’Institut)

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